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| APPEL À TÉMOIGNAGES : Samedi 25 avril, journée de mobili sations pour 44 =Breizh, finissant par des interpellations, des coup s et des blessures venant des forces de police...
http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=14908
Bonsoir,
Voici le communiqué de presse du collectif suite aux violences et
blessures policières et à l'interpellation de 2 personnes du collectif
44=Breizh (dont notre porte-parole) :
http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=14908
Merci de diffuser également notre "Appel à témoignages" : nous demandons à
toute personne ayant été témoin de la scène, ou possédant des photos ou
vidéos de ce moment de nous contacter par mail à stourmomp at no-log.org
afin que des plaintes soient déposées contre les policiers auteurs de ces
violences.
En pièce jointe, une photo prise quelques secondes avant le dérapage
policier : la terrasse est bondée, le quartier est calme, des familles
sont de sortie avec leurs enfants, des trottinettes posées à côté des
tables, ...
Les forces de police, elles, sont déjà prêtes à l'attaque, la main sur la
matraque...
Merci à toutes et à tous de votre solidarité !
Le collectif 44=BREIZH
http://www.44breizh.com
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Dès 14h, le collectif 44=BREIZH commençait sa journée militante par une
intervention auprès du « débat participatif » proposé par le CRJ des Pays
de la Loire, rue de la Tour d'Auvergne à Nantes. Par la voie de notre
porte-parole, 44=BREIZH obtenait une courte intervention et exprimait son
point de vue sur le caractère faussement démocratique que voulait souvent
se donner la région Pays de la Loire dans ses campagnes de communication,
alors que celle-ci s'oppose toujours depuis des dizaines d'années à toute
forme de référendum sur la question de la Réunification de la Bretagne.
Beaucoup de dents grincèrent, mais plusieurs personnes apprécièrent,
sourire en coin.
Appelant à la manifestation unitaire contre toutes les répressions qui se
tenait à 15h, des membres de notre collectif, du SLB/skol-veur et
d'Emgann, se sont donc ensuite rassemblés derrière la banderole
Breizhistance, afin de rappeler la répression politique dont souffre
régulièrement le mouvement d'émancipation national Breton et de dénoncer
celle qui s'abat sur les défenseurs de l'Hôpital de Carhaix, les opposants
à l'aéroport de NDL, les manifestants de Saint-Nazaire, etc.... Après un
début de manifestation unitaire et animée d'environ 400 personnes, à
mi-parcours, un certain nombre de personnes a commencé à s'en prendre aux
vitrines d'agences immobilières, de banques, d'assurances, etc... À ce
moment, le cortège Breizhistance a quitté la manifestation avec d'autres
comités de soutien et organisations politiques, afin de protéger notamment
notre voiture sono. Notre participation à cette manifestation a consisté à
diffuser des tracts, crier quelques slogans et diffuser de la musique. En
effet, nous ne partageons pas l'analyse faite par certains sur l'utilité
politique d'une contestation s'exprimant par le cassage systématique de
vitrines. N'importe quelle personne présente ce jour n'aura pu confondre
le mode d'action des autonomes et celui plus pacifique que nous avons
choisit. Aucune interpellation n'était à déplorer durant la manifestation.
Après la manifestation, la préfecture veut des coupables !
Près d'une heure après la fin de la manifestation, une vingtaine de
personnes ayant composée notre cortège sirotait un verre dans une ambiance
familiale en terrasse du Cercle Rouge, bar situé rue des Carmes. A un
moment est apparût au bout de la rue l'officier de la DCRI chargé des «
affaires bretonnes » sur Nantes, bien connu des militants et vice et
versa. Accompagné de plusieurs policiers, il leur indiquait la terrasse à
laquelle nous étions installés. En quelques secondes, celle-ci fût
entourée d'une dizaine de policiers exigeant que toutes les personnes
présentes se soumettent à un contrôle d'identité. Surpris et étonnés, nous
fûmes plusieurs à leur poser la question de l'utilité de ce contrôle,
sachant que l'identité de la plupart d'entre nous leur était déjà connue
et que nous ne voyions pas le danger que nous pouvions représenter à boire
un verre à cet endroit, accompagnés d'enfants qui plus est. Les policiers
nous demandaient de nous exécuter, point. Désapprouvant cette mascarade
policière nous avons refusé et leur avons demandé de nous laisser
tranquille et de partir, ce qu'ils n'ont pas fait. Les gérants du bar ont
également été extrêmement surpris de la situation et leur ont demandé de
ne pas faire de problèmes et de nous laisser en paix, sachant que nous
étions les clients de son bar, lieu privé. Voyant que les policiers
appelaient des renforts, nous avons décidé d'appeler la presse pour
qu'elle puisse constater l'absurdité de la situation. C'est à ce moment là
que tout s'est enchaîné, et qu'un militant, ainsi que notre porte-parole
furent interpellés :
« J'étais rentré dans le bar pour appeler la presse. J'y étais depuis cinq
bonnes minutes et je discutais avec un journaliste au téléphone. D'un
coup, une demi douzaine de policier en tenue anti-émeute entrèrent dans le
bar. Sans que je m'y attende, un policier me fit une clef de bras en me
passant les menottes, j'eus à peine le temps de comprendre ce qui se
passait que je vis des coups de matraque pleuvoir autour de moi avant
d'être violemment projeté au sol. Menotté et un genou de policier
m'écrasant le visage, j'entendais autour de moi des cris et des bruits de
verre sans discerner ce qui se passait. Une fois relevé, j'eus le temps
d'apercevoir un camarade la tête en sang et l'enfant d'un ami terrorisé
qui pleurait. Les passants autour restaient pantois, indignés par les
méthodes des policiers. Une fois au poste, ceux d'entre eux qui m'avaient
interpellé m'indiquèrent que j'avais été arrêté car j'avais soi-disant été
vu cassant des vitrines boulevard Guist'hau. Alors que les policiers se
foutaient de moi et me criaient dessus, je m'aperçus qu'ils croyaient
qu'il n'y avait que moi à avoir été interpellé. Quelques temps après, je
vis arriver Alan Haye au poste qui avait connu la même infortune que moi.
» témoigne Jonathan Guillaume.
Solidarité face à la répression !
Pendant ce temps, la solidarité s'organisait et une quarantaine de
personnes se sont rassemblées pendant plusieurs heures devant le
commissariat Waldeck-Rousseau. Les premières brèves à la radio indiquaient
que « deux jeunes casseurs avaient été interpellés lors de la
manifestation ». Après plus de 16 longues heures de garde à vue
éprouvante, nos deux camardes sortaient ce matin avec une convocation au
tribunal de Nantes pour rébellion, le 14 octobre 2009.
Nous dénonçons fermement la répression politique arbitraire qui s'exerce
contre notre mouvement et notamment notre porte-parole. Il y a peu, 6 de
nos membres ont été condamnés en février dernier à 30 000 euro d'amende, 2
mois de prison avec sursis et 100 heures de TIG pour de simple tags sur
des panneaux Pays de la Loire®. Nous souhaitons également faire savoir que
notre porte-parole a été convoqué quatre fois à la gendarmerie et au
commissariat pour des interrogatoires. Il passera en comparution le 16
juin à Nantes pour avoir été surpris en compagnie d'un membre de 44=BREIZH
en train de prendre en photo un barbouillage pro réunification à Nozay en
novembre 2008. L'arrestation clairement ciblée et arbitraire de samedi,
témoigne de la répression politique que nous dénoncions ce même jour.
Plusieurs personnes ont été blessées, recevant des coups de matraques,
trainés au sol ou gisait du verre brisé, ... Une personne a été
hospitalisée en urgence à cause d'un traumatisme crânien suite à un coup
de matraque sur la tête, et a du avoir plusieurs points de sutures. Des
plaintes vont être déposées contre les policiers. Nous demandons à toute
personne ayant été témoin de la scène, ou possédant des photos ou vidéos
de ce moment de nous contacter par mail à stourmomp at no-log.org
Plutôt que de nous faire peur, la répression nous montre la nécessité de
nous mobiliser ensemble contre les dérives autoritaires et
antidémocratiques de l'Etat en Bretagne !
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